Critique : LIKE SOMEONE IN LOVE de Kiarostami [CANNES 2012]

Si vous pensez voir un « Bref, le film », n’aller pas voir ce Kiarostami. Mais contrairement à Cosmopolis ou On the Road, ce film-ci vaut un peu plus le coup. Ses lenteurs mettent en place des ambiances assez réussies. Le peu d’ellipses n’est pas pesant, les acteurs sont attachants, et les hors champs sonores typiques du réalisateur. Voilà, ça c’est la superbe première demi-heure, ou plutôt la première heure (mais je croyais qu’on en était qu’à une demi-heure).

Du reste, le film devient rapidement lent vers la fin. Et le final qui étonne et dynamise n’arrange rien. Pire, il nous laisse sur notre faim. Autant le supprimer et rester dans cet univers planant jusqu’au bout.

Ma cotation (de 0 à 4 étoiles) : *

Mon premier Festival de Cannes

Quoi de mieux pour mon anniversaire que d’arriver à Cannes pour le Festival du Film 2012. Que s’est-il passé ? Des bons films à voir ? Et bien voilà…

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Critique : DESPUES DE LUCIA de Michel Franco [CANNES 2012]

Il y a des débuts qui commencent mal et qui virent au chef d’œuvre, c’est le cas de ce film. Pas toujours parfait dans la forme, mais avec un fond et une histoire tellement forte, dont je suis personnellement sensible, qui donne une des bonnes surprises de Cannes 2012. J’ai confiance en le cinéma mexicain (quoique il faudrait que j’aille voir Post Tenebras Lux). Continue reading →

Critique : LET MY PEOPLE GO! de Mikael Buch [CANNES 2012]

Alors ce film est fort discutable. J’étais entre souriant et déconcertaté. Et attribuer plus de crédit à ce film que Cosmopolis risque de me discréditer à vos yeux. Mais voilà, je suis sorti après 30 minutes d’un mauvais thriller américain (Black Rock pour la pas le citer et vous épargner de réfléchir à aller voir ce film… s’il sort). Donc, avec une petite comédie française, je ne m’ttendais pas à beaucoup, mais je ne prenais pas énormément de risques.

Surtout qu’il a l’originalité de commencer en Finlande, une Finlande un peu clichée, mais soit, c’est une comédie. L’histoire de Ruben, facteur juif homosexuel, qui retourne se cacher chez sa famille en France suite à un terrible drame dont il pense être le responsable. Si dans la construction et l’écriture, c’est honnête, les personnages et le fond sont assez rédhibitoires. on enchaîne les clichés (et au passage un énième compte-rendu de la vie d’une famille juive) sur fond d’une Tour Eiffel omniprésente (c’est bon les mecs, il y a autre chose à Paris…). Si il n’y a pas que du mauvais dans ce film, c’est plein de bonne volonté. Il y a quelques moments touchant. Le visuel qui crame souvent les yeux est parfois juste, parfois trop léché. Quelques moments croustillants, comme la présentation des membres de la famille… dont les acteurs de ces personnages secondaires sont belges à la ville. :mrgreen: La séquence au poste de police avec un brin d’auto-dérision.

Bref, les puristes qui sont depuis longtemps pourfendeurs du cinéma d’auteur en criant Blier et Audiard au génie, passez votre chemin. Quand à ceux qui n’ont pas aimé Camping 2 ou veulent encore voir un film après Fatal ou Le Mac, allez y jeter un œil. Je crois qu’il y a quelques bases bien construites dans ce film qui ne le rendent pas inintéressant. Après de là à lui remettre un prix ou une distinction, il ne faut pas abuser (il était d’ailleurs au Marché du Film).

Rien à ajouter, juste qu’une tentative originale (même si vite agaçante) vaut mieux qu’un film banal qui donne envie de se tirer une balle dans la tête (Black Rock quand tu nous tiens)

Ma cotation (de 0 à 4 étoiles) : *1/2